Un amour débordant…

Corps du Christ, amen!« Voici venir des jours… », tel est l’oracle du prophète Jérémie qui nous introduit dans la nouvelle année liturgique que nous célébrons en ce premier dimanche de l’avent.
Et pourtant, le contexte de notre monde est de moins en moins rassurant. Le feu roulant de l’actualité nous rappelle que la pandémie dans ses mutations nous pend encore au nez, les foyers de guerres se multiplient à travers le monde, il s’amplifie l’exode des populations en quête de paix et d’un cadre de vie sécuritaire, par tous les moyens; mer, terre ou ciel et à tout prix… Et dire qu’on s’en émeut de moins en moins.
Le réchauffement climatique a beau nous laisser savoir que le monde est notre « maison commune », l’heure est encore à la fermeture des frontières, à la protection des licences pour la production des vaccins. Bref, l’heure est au confinement pour être au goût du jour des bien-pensants ou de certains gouvernants.
Frères et sœurs, allons-nous entendre, à l’entame de ce nouvel an liturgique, ce souhait divin pour nous : « Que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard de tous, un amour de plus en plus intense et débordant »?
Oui, notre monde ne saurait se satisfaire d’un amour simple. Notre monde requiert un amour débordant au regard des défis colossaux qui sont les nôtres. Un amour capable de soulever ou de déplacer les montagnes qui cloisonnent afin de faire place à « un germe de justice ».
Pour y arriver, l’Église nous offre le temps favorable de l’avent. La particularité de l’avent renvoie à ceci : il précède, il prépare et il organise la vie qui tient sa loi de l’à-venir. Oui, bientôt ce sera Noël. Bientôt, ce sera la vie avec Dieu et nous pourrons dire : « Le-Seigneur-est-notre-justice ». L’avent ne peut nous autoriser à nous barricader derrière les lumières qui luisent à l’extérieur de nos résidences ou qui nous habillent extérieurement. L’avent nous appelle à la vigilance : « Restez éveillés et priez en tout temps… vous aurez la force de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »
Sur le chemin de l’avent, l’apôtre Paul fait bien de nous exhorter à toujours faire mieux : « Faites donc de nouveaux progrès, nous vous le demandons, oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus. »
Dieu est le premier à nous combler de son amour débordant. Notre amour ne peut être que la réponse à son avènement par la sainteté de notre vie!

Ab Patrice S.

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