Goûtez et voyez…

Dans la veine du dimanche précédent, nous approfondissons en ce dix-neuvième dimanche du temps ordinaire, la compréhension de ce double miracle de la chair des cailles et du pain de la manne que Dieu accorde à son peuple en marche dans le désert. Le pain qui devient chair et la chair que nous tenons du pain sont au cœur de l’expression de l’eucharistie instituée par Jésus à la sainte cène. Le miracle de l’ancien testament trouve ainsi son accomplissement parfait en Jésus avec sa prétention bien affichée : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »
Comment ne pas comprendre le choc des contemporains de Jésus qui entendaient « je suis … descendu du ciel » de la part de ce jeune homme dont ils connaissaient le père et la mère. Et c’est bien là toute la difficulté des auditeurs de Jésus. Cependant, notons que Jésus n’attire pas l’attention sur lui-même, ni sur ses miracles. Jésus invite ses auditeurs à découvrir qui est son Père.
Pour découvrir le Père de Jésus, un seul chemin s’impose : « CROIRE ». C’est aussi la voie royale pour communier au discours de Jésus : « Amen, amen, je vous le dis. Celui qui croit en moi à la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. »
Selon la page de l’évangile du jour, « le pain qui est descendu du ciel » est bien le « le pain de la vie » qui demeure pour nous aujourd’hui encore « le pain vivant » faisant appel à notre foi.
S’il nous arrivait d’être au bout de nos forces tant physiques que spirituelles… Avec l’amère impression que tout ce que nous avons fait parait bien vain. Tous ces sacrifices consentis pour l’éducation de nos enfants, toutes ces nuits de veille et d’étude pour affronter un examen, toutes ces marques d’attention pour conquérir le cœur d’un être aimé, toutes ces mortifications et prières du chapelet ou que sais-je encore ? C’est alors que l’ange du Seigneur vient nous susurrer à l’oreille, en ce jour du Seigneur : « Lève-toi et mange ! »
Le prophète Elie avant nous, au bord du découragement, il a été tenté de tout abandonner. Elie n’a pas hésité à appeler la mort. C’était sans compter avec Dieu, c’était sans compter avec le pain du ciel, don de Dieu.
Pour nous, aujourd’hui, il y a bien plus que le pain du ciel, il y a Jésus lui-même, le pain de vie, le pain vivant. Alors frères et sœurs, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur.

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