Donner à manger…

C’était le 29 juillet 2012… Six ans après la belle histoire d’amour avec Abobo.

Donner à manger…
Donner à manger ne peut plus être un acte banal depuis la recommandation du Christ à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »(version évangile de Marc 6, 30-44) Cet acte social qui est inscrit dans le devoir des parents vis-à-vis de leur progéniture devient un acte religieux par lequel, le Christ préfigure, en ce XVII ème dimanche du temps ordinaire, l’institution del’eucharistie, avant sa passion et sa mort sur la croix, lors de la sainte cène.
Dieu nourrit sa créature. Donner à manger, c’est prendre en charge le bien être physique qu’il faut arracher aux turpitudes de la faim (bassesse, honte et autres déshonneurs). Par ailleurs, ne dit-on pas qu’un ventre affamé n’a point d’oreilles… même pour entendre la bonne parole de Dieu.
Donner à manger, c’est nourrir le corps. Le prophète Elisée s’en fait le défenseur : « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent, car ainsi parle le Seigneur, on mangera et il en restera. » Avis à ceux qui veulent manger sans partager !
Au temps de Jésus, l’exigence de donner à manger sera réitérée par le Seigneur lui-même. Cette fois-ci, Jésus conduira à un nécessaire dépassement de la nourriture du corps, celle qui se perd !
Si donner à manger peut conduire à gouverner ceux qui sont nourris, car « leur dieu, c’est leur ventre ». Jésus pour sa part, prend vite la mesure des choses : « Ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui, leur Roi. » Jésus répond certes à l’impérieux besoin alimentaire de la foule, mais aussitôt, il se dérobe à l’ivresse de ceux qui ont bien mangé. Jésus préfigure dans cette nourriture offerte, son propre sacrifice, l’eucharistie qui nous rassemble aujourd’hui et il engage ses disciples à leurs responsabilités temporelles, caritatives, sociales pour l’épanouissement de tout homme et de tout l’homme.
Bon dimanche et bienvenus aux vacanciers sur notre paroisse.

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