Tu te donnes du souci et tu t’agites…

Corps du Christ, amen!Comment trouver ou retrouver la sérénité dans un monde ballotté par tant de mauvaises nouvelles planétaires… Le réchauffement climatique et les vagues de chaleur, la multiplication des départs de feu et des centaines d’hectares de forêt décimés en un temps record, la guerre Russe en Ukraine et ses implications sur le désordre économique et politique dans le monde? Aujourd’hui, l’inflation à tous les niveaux atteint des seuils inédits, anéantissant bien des espoirs chez les plus pauvres qui pensaient avoir échappé aux affres de la pandémie de la covid.
Comment entendre et écouter celui que nous accueillons dans notre vie à travers chaque eucharistie, nous dire par l’apôtre Paul : « Nous avertissons tout homme, nous instruisons chacun en toute sagesse, afin de l’amener à sa perfection dans le Christ. »?
Comment accueillir Dieu, et les visages de Dieu, à travers nos frères et sœurs, sans basculer dans la stérile hospitalité affairée? « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses… »
En effet, nous reconnaissons chez Abraham que l’homme ne peut pas agir avec bénéfice, s’il ne se met pas d’abord à l’écoute de la Parole de Dieu. Abraham avait placé sa confiance en Dieu et en sa promesse. L’alliance unilatérale de Dieu avec Abraham assurait une descendance à cet homme âgé. Gn 17, 2. Parce qu’il est à l’écoute de Dieu, nous comprenons l’empressement d’Abraham à offrir l’hospitalité à ses visiteurs, visages de Dieu. Ainsi la promesse divine s’accomplira : « Je reviendrai chez toi et à ce moment-là, Sara ta femme, aura un fils. »
Quand Jésus arrive chez Marthe et Marie, nous comprenons bien qu’il frappe à la porte de chacun d’entre nous. Il y en a qui ne se rende même pas compte que Jésus est à leur porte. Quand d’autres s’en aperçoivent et lui demandent de repasser ou d’aller voir ailleurs. Quand il nous arrive d’accueillir le visage de Jésus qui passe, il ne faut pas inverser la préséance du salut pour le couvert de nos us et coutumes.
Une fois de plus, il n’est pas tant question pour nous de faire des choses pour Dieu que de choisir la meilleure part : « Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part. »
N’est-ce pas la part recherchée par notre reformulation diocésaine du thème du Synode : Communion-Participation-Mission?
« À l’écoute de l’Esprit Saint, écoutons-nous les uns les autres, marchons ensemble. »
Et l’Église, et chacun de nous, nous avons besoin d’écouter Dieu pour convertir notre action et suivre sereinement le chemin, la vérité et la vie.

Ab Patrice S.

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