De la robe de tristesse et de misère à la parure de gloire…

Corps du Christ, amen!Le processus synodal que nous vivons au niveau diocésain, depuis le 17 octobre dernier, se veut un voyage pour tous les fidèles. Un voyage pour « faire germer des rêves, susciter des prophéties et des visions, faire fleurir des espérances, stimuler la confiance, panser les blessures, tisser des relations, ressusciter une aube d’espérance, apprendre l’un de l’autre, et créer un imaginaire positif qui illumine les esprits, réchauffe les coeurs, redonne des forces aux mains. » (Document préparatoire du Synode, 32)
Mon frère, ma sœur, es-tu compagnon pour ce voyage, compagnon pour cheminer et progresser dans la foi, as-tu des compagnons de voyage, en as-tu exclus ou librement choisis d’ignorer?
Le voyage est bel et bien en cours…
En ce deuxième dimanche de l’avent, c’est la voix du précurseur qui nous engage sur les nouveaux chemins du Seigneur qui sont chemins de vie ou chemins de synode : « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. » Jean nous invite sur un chemin débarrassé de tout ce qui peut entraver notre marche ou les pas que nous avons à accomplir. Jean veut surtout nous conduire à notre destinée : « tout être vivant verra le salut de Dieu. »
L’avent n’est-il pas le temps favorable où « tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis. » Oui, ne laissons pas les misères de notre coeur nourrir ou susciter des chemins tortueux.
Frères et sœurs, vraiment, nous avons besoin de faire des nouveaux pas sur le chemin de la conversion, le chemin de la convivialité, et surtout, le chemin qui conduit à la rencontre de celui qui est aussi « la vérité et la vie. »
Nous avons besoin de vivre la conversion synodale ou le mode de vie du marcher ensemble. Nous avons besoin de nous mettre à l’écoute de l’Esprit Saint pour relever nos défis d’aujourd’hui. Habité par l’esprit saint notre processus synodal ne peut pas manquer de s’inspirer de ce que l’apôtre Paul nous partage : « À tout moment, chaque fois que je prie pour vous tous, c’est avec joie que je le fais, à cause de votre communion avec moi. » Autrement dit, quand l’amour circule, la vie s’épanouit, et la marche ensemble se fait allègrement. Ainsi se fait le passage de la robe de tristesse et de misère à la parure de gloire.
Ab Patrice S.
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