Méditation du JEUDI SAINT

Corps du Christ, amen!Quand on vient de si loin pour vivre l’expérience missionnaire, on a tellement hâte de partager le suc savoureux de sa théologie des années de formation, l’engouement et la ferveur de la liturgie de nos églises africaines et pourquoi pas, le détonnant et surprenant écoute de l’Esprit Saint au commande du navire Église.
Frères et sœurs de l’unité pastorale des frontières, après quelques années de diverses expériences missionnaires, l’heure est au chemin, à la vérité et à la vie, du missionnaire et de l’Église au Québec, aujourd’hui.
Oui, l’heure est au vent du synode qui souffle, inspire et convertit à la fois le langage et la vie des fils et filles de l’Église.
Nous célébrons plus ou moins en paix, ce jeudi saint de l’année 2022. Nous avons conscience qu’avec la pandémie et la guerre en cours en Ukraine, nous avons conscience, non seulement que notre monde va mal, pire encore, notre planète est de plus en plus instable.
Permettez-moi ce soir, un partage inhabituel de ma méditation.
D’ailleurs, ce soir, la liturgie de la parole nous offre certes les formes anticipées de l’eucharistie à travers le livre d’Isaïe et la lettre de Paul, mieux, l’évangile ne s’enfarge pas dans les fleurs du tapis, comme on dit ici au Québec. L’évangile nous parle de lavement des pieds où on aurait pu s’attendre à un récit d’institution de l’eucharistie. Et c’est correct! Après tout, le fin mot de tout cela revient à l’amour. « Aimer jusqu’au bout ».
Oui, ce soir, lequel des bouts de l’amour de Dieu pour nous est le premier, tandis que nous célébrons l’eucharistie et le sacerdoce. Si vous parvenez à un ordre, laissez-moi savoir.
Ce soir, ma gratitude pour tous les appels et gestes d’affection d’ici et d’ailleurs, pour le bonheur de ce sacerdoce partagé, me commande une appréciation renouvelée de la parabole du curé d’Ars. À qui faut-il accorder sa révérence dans la rencontre entre un ange et un prêtre?
Merci à tous les prêtres qui ont accepté le challenge de l’évangile de l’amour. Moi prêtre, quand je ne serai plus, je serai encore.
L’invincible amour de Dieu circulera toujours au sein de son peuple.

Ab Patrice S.

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