Christ obéissant jusqu’à la mort…

Corps du Christ, amen!Nous inaugurons notre semaine sainte avec la célébration aux vives couleurs rouges, avec l’ornement des rameaux, dans la clameur des chants d’allégresse : «Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur… Hosanna, au Fils de David… Hosanna, Tu es notre Roi…»
Les portes de notre semaine sainte s’ouvrent aussi avec l’histoire concrète et bien réelle de notre Dieu qui a fait l’expérience de la cruauté humaine : Trahi, moqué, roué de coups, jugé et échangé contre un prisonnier… La suite de l’histoire ou de la passion de notre Seigneur est en écho dans la lettre de l’apôtre Paul aux Philippiens : «Le Christ s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la croix.»
Frères et sœurs, la croix est plantée dans le jardin de notre semaine sainte. Au-delà d’être cet instrument infâme de torture et de mort, de tant d’hommes, le Christ en a fait pour nous, désormais, un arbre de vie. La vie qui coule de la croix épouse les traits de visage du serviteur de Dieu, selon le livre du prophète Isaïe : «Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples…» Ce langage, c’est l’obéissance à la volonté de Dieu, c’est la confiance en Dieu, c’est la marche en avant du serviteur de Dieu en toute assurance : «je sais que je ne serai pas confondu». Notre langage de disciple, n’habite-t-il pas notre prière quotidienne : «Père entre tes mains, je remets mon esprit. »?
En cette semaine sainte 2022, je veux croître dans l’obéissance à la suite du Christ : « Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé, j’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe, je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. » Pour moi, le Christ a été obéissant jusqu’au bout.
À Pâques, je chanterai : »Jésus-Christ est Seigneur  » à la gloire de Dieu le Père.

Ab Patrice S.

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