Le scandale …

Corps du Christ, amen!« Ils étaient profondément choqués à son sujet. » Il s’agit ici des nombreux auditeurs de Jésus qui avaient pris place dans la synagogue. Pourquoi étaient-ils scandalisés?
D’abord, « ils étaient frappés d’étonnement » parce qu’ils avaient du mal à accepter l’évidence de ce qu’ils voyaient et entendaient : « N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon? Ses sœurs ne sont-elles pas chez nous? »
Ensuite, dans la confusion de leur questionnement, ils sont totalement désarmés devant les merveilles divines portées par Jésus : « D’où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? » Autrement dit, si l’humanité de Jésus est indiscutable, comment la concilier avec toutes ces signatures divines bien évidentes?
Enfin, c’est là que se dessine la frontière pour la rébellion de ceux et celles qui basculent du côté du scandale devant l’avènement du règne de Dieu.
Le scandale des concitoyens et contemporains de Jésus consiste donc à refuser avec des raisons secondes; son humanité, ses liens familiaux, ce qu’ils devraient admettre avec des raisons premières; la brillance de sa divinité ou l’appel de la foi.
Jésus généralise l’objection de ses auditeurs à tout prophète pour bien montrer qu’aucun salut, aucune guérison ne peut faire l’économie de la foi. D’où la feuille de route que nous lisons dans le récit de la vocation du prophète Ézéchiel : « Alors qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles! – ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. » Ne dit-on pas que les rebelles sont ceux qui ont le cœur endurci : « Les fils ont le visage dur, et le cœur obstiné »? Quelle est aujourd’hui, la rébellion nôtre, la rébellion moderne de ceux et celles qui se croient bien trop sérieux pour s’afficher en religion, aller à l’église, faire ses prières ou même répondre à haute et intelligible voix dans une assemblée liturgique.
Frères et sœurs, « nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les juifs, folie pour les païens. » 1 Co 1,23. La foi est donc la clef pour sortir du scandale.
Dans les difficiles moments de l’Église d’aujourd’hui, il n’est point question de se morfondre avec les plaintes ou complaintes, entretenues ou réelles, il est bien plutôt question de ce que l’Esprit enseigne à l’apôtre Paul : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »
Alors, allons parcourir les champs à ensemencer par la parole de Dieu!

Ab Patrice S.

Retour haut de page