Aimez vos ennemis…

Corps du Christ, amen!Après quelques semaines d’interruption du partage de notre méditation pour cause de vacances, de voyages et de virages dans les températures atmosphériques ou socio-économiques, tant en Côte d’Ivoire qu’au Burkina Faso, nous avons grand bonheur à reprendre la rédaction et le partage de nos brèves méditations.
Ce VII ème dimanche du temps ordinaire ne nous autorise pas à nous bercer d’un amour à 360 degrés, comme celui d’Alice, au pays des merveilles.
Concrètement, dans un renversement de situation, Saül qui était en expédition punitive pour mettre fin à la vie de David sous le prétexte que ce dernier faisait ombrage à son prestige de Roi, se retrouve livré entre ses mains : « Saül était couché, endormi, au milieu du camp, sa lance plantée en terre près de sa tête. »
Pourquoi, selon vous, David n’a-t-il pas saisi l’occasion de se débarrasser d’un adversaire ou d’un ennemi aussi gênant?
Pour Abishaï, l’aide de camp de David, la réponse toute humaine est à portée de main : « Laisse-moi le clouer à terre avec sa propre lance… » Instinctivement, nous pensons que la paix pourrait nous venir de la disparition de nos contradicteurs ou tout au moins, si nous pouvions les réduire au silence.
Pour David, la réponse humaine ne saurait être satisfaisante. En effet, nos relations humaines sont cousues d’un autre fil : « Le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité. » Autrement dit, selon l’apôtre Paul : « Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile; comme le Christ est du ciel, ainsi les hommes seront du ciel. » Notre devenir humain est désormais en Dieu.
Dieu, en Jésus, nous engage alors à ceci : « Aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour… » Oui, concrètement, il faut aimer, il faut savoir faire chemin même avec nos farouches adversaires, « souhaiter du bien à ceux qui vous maudissent, prier pour ceux qui vous calomnient… »
Frères et sœurs, avant de prétendre aimer tous les hommes, saisissons le bon bout, en apprenant à aimer quelques uns.
Bon dimanche.

Ab Patrice S.

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