Comment parler à ses disciples ?

Corps du Christ, amen!Cette fin de semaine, dans notre unité pastorale des frontières, nous aurons la joie d’accueillir à la table du Seigneur, neuf jeunes garçons et filles qui feront leur première communion.
Un bel événement qui se déroule aux portes d’un calendrier liturgique pour le carême 2022 : Mercredi prochain, nous serons invités à naître de nos cendres, dans une quarantaine à laquelle nous sommes bien familiers, pour nous régénérer à tous les plans de la vie d’enfant de Dieu. Et dire que notre diocèse nous invite au binôme; carême-synode : À l’écoute de l’Esprit Saint, écoutons-nous et marchons ensemble!
De nouveaux convives jeunes à l’eucharistie, quelle jouvence et quelle espérance pour notre église de plus en plus dégarnie par la participation de ses forces vives. Beaucoup de nos jeunes sont ailleurs… Dans la balance de leur vie, le religieux ou le spirituel est bien vite contrebalancé par bien d’autres intérêts. Ne me parlez pas de valeurs, ce leurre de ceux et celles qui tentent de se faire bonne conscience pour des choix affranchis de Dieu. Sinon, comment comprendre aujourd’hui, la pointe de l’iceberg, de la bien triste actualité de l’annexion de l’Ukraine. Selon le pape François, « toute guerre est une capitulation honteuse ».
En ce VIII ème dimanche du temps ordinaire, Jésus parle à ses disciples en parabole. Comment parler aux jeunes, l’église d’aujourd’hui et de demain?
Le livre de Ben Sira le Sage dans sa double fonction de l’éloge de la sagesse et d’éducation est tout indiqué pour être une voix autorisée à entendre de nos jours. Si l’éducation humaine est une œuvre à parfaire, trois indicateurs nous sont suggérés : Passage au tamis (il reste des déchets), le dévoilement par la parole (les petits côtés) et le fruit de l’arbre (les sentiments). C’est de même que Jésus invite ses disciples à la cohérence du dedans (le cœur) et du dehors (la parole). La parabole du Seigneur pourrait se résumer à ceci : « À cœur d’or, parole d’or!»
Mieux, nous n’avons pas à nous controuver, nous dit-il : « Le disciple n’est pas au-dessus du maître; mais bien formé, chacun sera comme son maître. »
Si nous avons une parole à partager à nos jeunes de la première communion, elle se résumerait à ceci : « Prenez une part toujours plus active à l’œuvre du Seigneur… dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez n’est pas perdue. » Bon dimanche.

Ab Patrice S.

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