À la recherche de Jésus…

Corps du Christ, amen!Mon frère, ma sœur, dis-moi quelle est ta faim, je te dirai la divinité qui habite ton cœur. Autrement dit, il se peut que de la nourriture que tu désires ou que tu recherches se dessinent ton chemin de vie.
Ce dix-huitième dimanche du temps ordinaire fait croiser, d’une part, le chemin de la faim d’un peuple errant dans le désert et le chemin du miracle d’un Dieu capable de fournir une bien surprenante nourriture : Mann hou! D’autre part, c’est Jésus, le multiplicateur de pains et de poissons qui est recherché par la foule : « Vous me cherchez parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. »
Frères et sœurs, notons bien que Dieu ne fait aucun reproche à son peuple affamé dans le désert. Selon le livre de l’Exode, c’est plutôt le peuple qui se met en mode murmure ou récrimination et qui pousse le bouchon de ses accusations adressées à Dieu à travers Moïse : « Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim tout ce peuple assemblé! »
En réponse aux légitimes plaintes de son peuple miné par la famine, malgré le miracle de la sortie d’Égypte, le miracle de la traversée de la mer rouge, Dieu offre à son peuple un signe du ciel : « Au coucher du soleil, vous mangerez de la viande et, le lendemain matin, vous aurez du pain à satiété. » Ce croisement du chemin de Dieu et de celui de son peuple, affamé et nourri, devait aboutir à ceci : « Alors, vous saurez que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu. »
En fait, de ces chemins croisés, nous notons bien que Dieu ne limitait pas son action à la nourriture qui se perd : « Travaillez, non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle. » Osons le dire, Dieu ne poursuivait pas la finalité de garder ses mortels un peu plus longtemps en vie. Et c’est Jésus qui nous le laisse savoir clairement : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »
Frères et sœurs, le signe de la nourriture que Dieu nous partage encore aujourd’hui fait appel à la foi. Par conséquent, au-delà du travail producteur de richesses ou de nourritures, Jésus nous engage sur le chemin de Dieu. Ne menons pas notre vie comme les païens : « ils se laissent guider par le néant de leur pensée. » Engageons-nous à travailler aux œuvres qui mènent à Dieu. « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Recherchons Jésus, le Pain de Vie!

Ab Patrice S.

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