Vivre éternellement…

Corps du Christ, amen!Pendant mes années universitaires au Burkina, à notre campus mitoyen du stade du 04 août, nous avions des soirées de discussions à bâtons rompus. Nous pouvions entendre toutes sortes de théories exposées ou défendues par des amis étudiants. Il me revient le souvenir de la question de savoir, quel choix de vie rencontrerait notre adhésion :
– Vivre comme un mouton pendant des dizaines de décennies. Mener une vie asservie ou de dépendance, une vie au crochet des pouvoirs politiques, économiques, religieux, culturels ou que sais-je?
– Ou vivre comme un lion pendant trois décennies dans la révolution, l’affranchissement ou la capacité à soumettre ou à dominer les autres…
Frères et sœurs, l’évangile de ce dix-neuvième dimanche du temps ordinaire, au-delà de toute vie de mouton ou de lion, sonne comme une belle invitation à la vie éternelle.
Le prophète Élie est à bout de souffle, « fuyant l’hostilité de la reine Jézabel ».Traqué et épuisé, Élie veut jeter l’éponge dans le combat de la vie : « Seigneur, c’en est trop! »
Dieu va revigorer son prophète par la nécessité de la nourriture : « Lève-toi et mange, car il est long, le chemin qui te reste. » La nourriture que Dieu offre à Élie, transforme la fin en un nouveau commencement, avec pour destination : « l’Horeb, la montagne de Dieu »
Frères et sœurs, la pandémie qui sévit encore aujourd’hui, nous oblige à tenir compte de la menace de la fin. Notre « maison commune » ballotée par les changements climatiques nous expose impuissants aux gigantesques feux sinon aux inondations dévastatrices. Et dire qu’à l’échelle de nos relations personnelles, la menace de la vie a encore pour visage : « amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes. »
Tout ce qui peut être menace de vie, toute espèce de méchanceté indique assurément l’absence de l’Esprit du Seigneur. En effet, si nous sommes les enfants bien-aimés de Dieu, Jésus soutient plutôt ceci : « ils seront tous instruits par Dieu lui-même ».
Frères et sœurs, sur la croix, le Christ a introduit notre humanité dans la gloire de Dieu. Le Christ a vaincu la fin ou la mort en « s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur. »
Désormais, Dieu nous appelle à la nécessité d’une nourriture : « Lève-toi et mange. » Le pain de la route est à notre portée, le pain de la vie nous est donné en partage : « Goûtez et voyez : le Seigneur est bon! Heureux qui trouve en lui son refuge. » Par Jésus, nous avons en partage, le goût de l’éternité : « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »

Ab Patrice S.

Retour haut de page