Son nom était Joie…

Son nom était Joie…« Il y eut un homme envoyé par Dieu, son nom était Jean… »
Aujourd’hui, le visage du précurseur est encore au rendez-vous dans notre marche de foi et d’espérance, dans notre démarche spirituelle à l’école de l’amour, en ce temps de l’avent.
Aujourd’hui, particulièrement, la liturgie nous invite à la joie, « soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus ».
Aujourd’hui, Jean dont le nom signifie « Dieu a fait grâce » ou « le bien-aimé », selon notre angle de lecture. Jean est non seulement envoyé par Dieu pour « rendre témoignage à la lumière », mieux, il se présente lui-même, selon la prophétie d’Isaïe : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert, redressez le chemin du Seigneur. »
Frères et sœurs, quel nom portons-nous en tant que filles ou fils de Dieu? En effet, le nom que nous recevons de nos parents au baptême ou simplement à la naissance, ne peut être le fruit de la fantaisie ou de l’insignifiance. Notre nom n’est-il pas porteur de message divin, de l’affection de nos géniteurs, d’une promesse de vie, d’une vocation ou d’un heureux souhait de patronage ou de protection…?
Je pense au mien : Patrice ! Et je suis reconnaissant à mes parents pour deux bonnes raisons : Je pense à l’humour qui soutient que Patrice n’est pas-triste ! Et plus sérieusement, je pense au missionnaire saint Patrick l’irlandais. Témoin de l’amour de Dieu, Saint Patrice a été un missionnaire qui comptait beaucoup de miracles dans sa pastorale. Il demeure encore l’âme du chrstianisme en Irlande. Qu’en est-il de votre patron ou du nom que vous portez ?
Moi je suis heureux de servir le Seigneur et son peuple dans le sacerdoce. Je goûte ainsi au bonheur quotidien de voir la parole de Dieu à l’œuvre : « Il m’a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le coeur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. »
La figure de Jean, en ce troisième dimanche de l’avent, c’est la figure du témoin qui refuse d’être un usurpateur : « Je ne suis pas le Christ. » Jean est surtout le témoin qui revendique pour lui un baptême de conversion en attente du baptême de la filiation divine.
Enfin, Jean est témoin de la joie à venir, témoin de l’évangile de l’espérance. Selon la lettre pastorale de notre évêque : « L’Espérance est génératrice de joie, d’une joie profonde, puissante, étonnante, immense. »
Je voudrais conclure avec deux questions récurrentes dans les conversations avec Mgr Christian Rodembourg : « Aimez-vous ce que vous faites dans la vie ? Avez-vous de la joie à le faire ou à le vivre ? »
Tout au moins, aimez-vous votre nom chrétien et votre mission de témoin du Christ ?

Ab Patrice S.

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