Si le juste est fils de Dieu…

Corps du Christ, amen!Le juste est un reproche vivant aux yeux de ceux et celles qui méditent le mal, « il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises… ».
Le juste se dessine par « ce que vaut sa douceur… sa patience »
Enfin et surtout, le juste jouit d’une filiation de grâce, « le juste est fils de Dieu. »
Frères et sœurs, avant d’en arriver à la figure du Christ, figure parfaite du juste, ne nous privons pas de passer en revue quelques visages humains, connus ou anonymes, sur le chemin de la justice de Dieu. Des visages d’hommes et de femmes, encore aujourd’hui, qui font chemin avec le Christ. Marchent-ils ensemble? Marchent-ils avec des agendas convergents ou divergents? Marchent-ils pour la gloire de Dieu et leur salut?
Selon l’auteur du livre de la sagesse, il y en a « qui méditent le mal en eux-mêmes ». Le ver est dans le fruit, dirait-on. La pudeur de la main divine du créateur ne laisse pas toujours voir sur leurs visages, les machinations qui les minent. Toutefois, nous pouvons apprécier les embuches que ces médisants ou ces malfaisants échafaudent sur le chemin de la vie de quiconque se réclame fils de Dieu : « Soumettons-le à des outrages et à des tourments… Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »
Selon l’épître de Jacques, tous ceux et toutes celles qui ne font pas chemin avec Dieu ou qui n’œuvrent pas du tout à la gloire de Dieu sont minés par « la jalousie et les rivalités », ils sont acteurs et porteurs de guerres, de conflits parce qu’ils sont habités par des « désirs qui mènent leur combat en eux-mêmes. »
Frères et sœurs, une autre voie est possible. Un autre chemin de sagesse a été emprunté par Jérémie, Jean Baptiste, Étienne et une foule immense d’amis de Dieu, artisans de la paix.
Hier comme aujourd’hui, devant l’adversité de plus en plus subtile, toujours menée par la malice ou l’hypocrisie, il nous faut encore et toujours demeurer dans la sagesse « pure, pacifique, bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde et féconde en bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. »
Jésus, lui-même, n’a pas échappé à ceux et celles qui s’opposaient à Dieu et à son projet de salut : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera » nous révèle-t-il. Jésus, le fils de Dieu, a donc porté sa croix avant d’entrer dans la gloire de son Père. Dieu n’a pas abandonné son Fils Jésus.
Dieu ne peut pas abandonner le Juste qui épouse la vraie sagesse, c’est-à-dire la fidélité ou la foi en lui : « Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires. »
Désormais, le chemin des fils et filles de Dieu va de la croix à la gloire. Avançons sur le chemin de Jésus!
Désormais, « si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Imitons Jésus le Serviteur!
Désormais, « quiconque accueille en mon nom un enfant, c’est moi qu’il accueille. » Quelle belle image de sagesse de notre Seigneur!
Accueillons tous ceux et celles que Dieu met sur notre chemin!

Ab Patrice S.

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