Quand la mort mène à la vie…

Corps du Christ, amen!La pédagogie de la liturgie de la parole, en cet avant-dernier dimanche de l’année liturgique B, nous invite à méditer sur les questions de la fin du monde ou de la fin des temps. Selon le prophète Daniel, dans son adresse au fils d’Israël, encore sous le joug colonial : « Ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent… »
Jésus, lui-même, est en accord avec le prophète, pour nous laisser savoir le cataclysme à venir : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. »
C’est dans ce curieux décor planté que surviendrait la fin des temps ou la fin du monde. Même si l’adage nous enseigne qu’un homme averti en vaut deux ou parce qu’avertis, aucune excuse ne nous autorise à nous dérober, la chute de notre évangile de ce jour, nous prive d’un questionnement :
« Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. »
Autrement dit, la préoccupation de la fin des temps ne s’inscrit pas dans le calendrier de sa survenance mais plutôt dans sa porte ouverte ou possible à l’élection : « Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles. » Selon le prophète Daniel, notre finitude ou la fin des temps fera nécessairement place à la récompense de ceux et celles dont la vie a été éclairante : Ils « resplendiront comme la splendeur du firmament », ils « brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais ».
Cette prophétie de Daniel épouse parfaitement la visions de Jésus : « Le Fils de l’homme enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde ».
Frères et sœurs, une fois de plus, nous notons qu’un mauvais questionnement à chercher les dates et lieux de la fin des temps, nous conduirait à l’errance, au vent des illusions et à la berçante imagination des imposteurs. Aujourd’hui, si nous entendons la proclamation de la parole de Dieu, la proclamation de « Celui qui est assis pour toujours à la droite de Dieu », la proclamation de l’unique prêtre éternel : « Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie », alors, convertissons-nous, et la mort nous ouvrira à la vie.
Oui, chaque jour de nos vies est une aubaine pour plonger dans le bain de la miséricorde divine afin de resplendir quand viendra le dernier jour.

Ab Patrice S.

Retour haut de page