Misère et miséricorde se rencontrent…

Corps du Christ, amen!« Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu… » Si cette scène est campée par saint Augustin comme la rencontre de la misère et de la miséricorde, une curiosité s’en dégage tout au moins. La foule des accusateurs n’étant plus là, la femme était au milieu de quoi?
Frères et sœurs, quelles sont nos réponses ou nos conversions nécessaires devant les chemins possibles dans notre vie ou les chemins qui s’ouvrent à nous?
– Hier, « le Seigneur fit un chemin dans la mer, un sentier dans les eaux puissantes… le Seigneur fit un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. » Et tous ces chemins au bénéfice du peuple d’Israël devaient aboutir à l’alliance entre Dieu et son peuple : « Ce peuple que je me suis façonné redira ma louange. »
– Nous avons dans le psaume du jour, ce chant de louange, de reconnaissance des chemins du Seigneur. La fin de l’exil ou les victoires de guerre sur Nabuchodonosor et ses armées par les Perses comptaient comme chemin du Seigneur : « Quand le seigneur ramena les captifs à Sion… Quelle merveilles le Seigneur fit pour nous : Nous étions en grande fête! Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert… »
– Les chemins possibles dans la vie de l’apôtre Paul auraient pu le disperser, ou le mener à sa perte. Paul se laisse saisir par le chemin qui le mène à la rencontre du Christ, à la connaissance ou à une plus belle intimité avec le Christ. Il en découle ceci : « À cause de lui (Christ), j’ai tout perdu, je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ. » Désormais, le chemin de Paul est en avant : « Je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. »
Frères et sœurs, les chemins du Seigneur pour nous, hier comme aujourd’hui, sont bien tracés dans les dix commandements : De la bénédiction de Dieu, en passant par la bénédiction de nos géniteurs, notre vie en accord avec les commandements ne peut être que chemin de bonheur. Et quand nous faisons l’expérience de la misère par la rébellion ou la désobéissance comme le peuple d’Israël, la misère par la violence ou le manque de charité comme Paul, autrefois Saül, laissons-nous convoquer à la rencontre de la miséricorde. Ne vivons pas reclus ou repliés sur nos misères parce que le Christ peut nous ouvrir un autre chemin : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pêche plus. » Bon chemin de carême.

Ab Patrice S.

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