La pédagogie de notre Dieu…

Corps du Christ, amen!« Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et ce qui est à moi est à toi. » Tels sont les propos du Père de la parabole de ce quatrième dimanche de carême. Pédagogiquement et sûrement, Dieu conduit son peuple à le connaître, plutôt que de nous laisser l’imaginer ou de nourrir les fantasmes des diseurs de bonnes aventures. Dieu se dit ainsi : « Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » Lc 11,13. Cet avis de Jésus, est-il illustré dans la liturgie de ce jour?
Le livre de Josué dans l’ancien testament souligne pour nous la transition de la manne-pain du ciel, aux produits de la terre que les fils d’Israël « récoltèrent sur la terre de Canaan ». Outre l’histoire de l’affranchissement de la terre d’Égypte, consolidée par la prise de possession de la terre promise; la terre de Canaan, Dieu-Père accueille favorablement la célébration de son alliance par ceux et celles qui croient en lui : « Les Fils d’israël célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois. » Ainsi, Josué, l’élu de Moïse, est sans nul doute dans la droite ligne qui annonce ou qui préfigure Jésus, c’est-à-dire, le « Dieu qui sauve. ». Josué conduit ainsi le peuple de Dieu à partager le chant du psalmiste : « Goutez et voyez comme est bon le Seigneur. »
À l’ère de la nouvelle alliance, nôtre, l’apôtre Paul nous dis solennellement aujourd’hui : « C’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui. » C’est dans la solidarité avec notre humanité que le Christ achève pour nous le langage pédagogique de Dieu : « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu. » En effet, Jésus qui est la parole du Père, a glorifié Dieu jusqu’à la croix. Par conséquent, « si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. » Quelle aubaine!
C’est la nouveauté de cette création que la parabole de l’évangile nous partage : « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé! » Mort ou Perdu sont synonymes pour rassemblés tous les pécheurs que nous sommes à travers les visages des frères, cadet ou aîné. Et si la pédagogie de l’amour de Dieu-Père surpasse nos amours humains, n’allons plus nourrir des récriminations des pharisiens et des scribes : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux! ». Bon dimanche eucharistique!

Ab Patrice S.

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