La croissance du règne de Dieu…

Corps du Christ, amen!Ce onzième dimanche du temps ordinaire porte les couleurs d’un enseignement à travers plus d’une parabole. Dans l’évangile du jour, deux paraboles nous parlent de la croissance du règne de Dieu. La première parabole porte sur la croissance de la semence à l’insu du semeur « Nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. » Non seulement le cultivateur n’a pas donné à la graine, la force de croître, mieux, il ne peut décider de sa croissance en ses différentes phases. La parabole ne nous dit pas que le semeur n’a rien à faire. Au contraire, il doit préparer son champ, fertiliser le sol et répandre judicieusement la semence. Cependant c’est en dehors de la performance humaine, bien utile, que se déploie alors le langage de la croissance de la semence à l’instar du règne de Dieu.
La seconde parabole de l’évangile s’oriente essentiellement sur le rapport d’une semence insignifiante au départ, « une graine de moutarde » et d’une moisson importante à l’arrivée, « elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ». Une fois de plus, la moisson ici sera celle de Dieu, en faveur de celui ou celle qui a préparé le sol et jeté la semence.
Toutes ces paraboles qui sont loin d’être des leçons de morale ou même d’agriculture, nous réconcilient parfaitement avec les desseins de Dieu pour chacun de nous.
Hier, selon la parabole du prophète Ézékiel, c’est par la force de Dieu que le fragile rameau du peuple de Dieu a grandi pour devenir un arbre important, le plus puissant des arbres : « Alors tous les arbres des champs sauront que je suis le Seigneur ».
Aujourd’hui, selon l’apôtre Paul, « tant que nous demeurons dans ce corps, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision. » Peu importe l’apparence du climat spirituel actuel… Tristes balafres des scandales sur le visage de l’église, désaffection des églises, tâtonnements , multiplication ou diversification de projets pastoraux…
Nous aurions tellement voulu diriger la météo religieuse, être maîtres des impondérables, ne pas vendre nos églises, avoir des assemblées colorées par toutes les tranches d’âge de nos familles… Hélas, la pandémie de la covid19 est aussi passée par là. Et pourtant, la croissance du règne de Dieu est toujours en cours.
Inscrivons-nous donc dans le choix de l’apôtre Paul : « notre ambition, c’est de plaire au Seigneur », plutôt que de « vivre en exil » loin de la foi.

Ab Patrice S.

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