D’un dimanche à l’autre…10

Méfiez-vous…

Encore deux dimanches et s’ouvrira une nouvelle année liturgique C, avant la nouvelle année du calendrier civile, pour nous introduire dans les beaux cantiques de l’évangile de Luc. Avant de baigner dans la nouveauté, nous ne saurions être indifférents à une mise en garde de Jésus.
« Méfiez-vous,,, » dit Jésus dans son enseignement aux foules.
Méfiez-vous, signifie ici, ne vous fiez pas aux apparences des scribes, aux vêtements d’apparat, aux honneurs sur les places publiques ou dans des synagogues.
Se méfier ou ne pas se fier, c’est ne pas engager sa foi, ne pas mettre sa confiance ou ne pas se laisser tromper par ce qui manque d’être juste, bon ou vrai.
En religion, pour ce qui nous concerne, souligne le pape François, nous baignons dans une corruption spirituelle source de grande somnolence pour notre temps : « Des hommes et des femmes ont le sentiment qu’ils ne commettent pas de fautes graves contre la loi de Dieu… Ainsi, ils ne trouvent rien de grave à se reprocher, ils ne perçoivent pas cette tiédeur qui peu à peu s’empare de leur vie spirituelle… (la corruption spirituelle) il s’agit d’un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par être licite : la tromperie, la calomnie, l’égoïsme, et d’autres formes subtiles … puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière » Gaudete et exsultate 165.

La mise en garde de Jésus : « Méfiez-vous » fait appel à une nécessité impérieuse : le discernement ! Toujours selon le pape François, « Sans la sagesse du discernement, nous pouvons devenir facilement des marionnettes à la merci des tendances du moment. » 167
Dans notre civilisation du « presse bouton », actionnons-nous toujours le bon bouton, au bon moment et pour une juste cause ? Nous sommes oppressés par tant d’actions et de distractions…

Frères et sœurs, un bon discernement commence toujours par une belle qualité d’écoute. A l’instar de la veuve de Sarepta, savoir taire même ses légitimes ambitions ou projets, pour entendre la voix de Dieu. « La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé. » Apprenons à dire : « Parle Seigneur, j’écoute ! » Cette écoute ne peut que conduire à l’obéissance de l’évangile.

Frères et sœurs, la veuve de l’évangile qui offre deux piécettes sans que personne ne la remarque, excepté Dieu, dépasse de loin la femme de l’ancien testament avec Élie.
Aucune parole n’est échangée avec cette femme, et pourtant, Jésus nous la propose en conclusion de son enseignement.
Aucune récompense n’est annoncée à cette femme, et pourtant, son acte tient sa récompense en lui-même.
Aucune attention aux yeux du monde pour cette femme, et pourtant, il y a de la joie au ciel.
Frères et sœurs, par la foi, obéissons à Dieu en tout ce qu’il nous commande à vivre dans l’amour et la générosité.

Bon dimanche à vous bien-aimé(e)s de Dieu !

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