D’un dimanche à l’autre…04

Qui appartient au Christ ?
Serait-ce une question de groupe, de famille, d’Eglise ou de hiérarchie ?
Dans le livre des Nombres, Josué tente d’empêcher Eldad et Médad de prophétiser. Absents à la tente de la Rencontre avec Dieu où le Seigneur venait d’investir par son Esprit soixante dix anciens, Eldad et Médad ont tout de même été visités par l’Esprit de Dieu. Moïse comme Jésus, non seulement tolère les prophéties d’Eldad et Médad, mieux, il partage une prière pour un horizon plus grand : « Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son Esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! »

L’appartenance au Christ, selon l’évangile de ce vingt-sixième dimanche du temps ordinaire ne peut se ramener à ceux et celles qui le suivent physiquement, ici et là.
L’appartenance au Christ par contre se définit dans un rapport de  » Pour ou Contre  » « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. » Et pour être plus précis, Jésus laisse entendre à ses privilégiés disciples que l’action de l’Esprit Saint ne se réduit pas ou ne s’enferme pas. Ni les institutions, ni les structures, ni la hiérarchie qui sont pourtant bien instituées dans l’Eglise et par l’Esprit de Dieu ne sauraient en revanche confiner l’action souveraine de Dieu.
Il est clair pour Jésus que « celui qui fait un miracle en mon nom, ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi. » Au-delà des disciples protecteurs des avantages ou de l’orthodoxie des charges à eux confiées par le Maître, cette affirmation de Jésus rattrape beaucoup d’entre nous méfiants à raison ou à tort, vis-à-vis des agissements en dehors du sacré « cléricalisme « , ou des habitudes de l’Eglise : Style des communautés nouvelles, courant renouveau charismatique, émergence d’un laïcat responsable à travers les CEB…
Seigneur Jésus, nous sommes tout de même inquiets des détournements qui sous le fallacieux prétexte d’annoncer l’avènement de ton règne s’illustrent tristement dans la peinture que fait saint Jacques des hommes et des femmes dont les actes sont intolérables : « Vous avez recherché sur terre le plaisir et le luxe, et vous avez fait bombance pendant qu’on massacrait des gens… Vous avez amassé de l’argent… » au détriment des justes, c’est-à-dire des pauvres du Seigneur.

Aujourd’hui, pour ne pas embarquer dans les combines trompeuses, Jésus nous définit la ligne du tolérable et de l’intolérable. Jésus nous invite à tolérer ou mieux, à accepter qu’une personne qui n’est ni de la hiérarchie ni de la communauté du Christ fasse quelque chose de salutaire en son nom. Dieu est assez puissant et souverain pour ne pas se limiter à la pensée unique, à l’action unique, à l’Eglise unique, fusse-t-elle chrétienne catholique.
Ce qui est intolérable, c’est tout ce qui peut compromettre que nos pieds, nos mains ou nos yeux nous mènent à la vie qui ne finit pas. L’intransigeance ici, c’est pour tout ce qui concourt à notre salut. »
Prions pour le triomphe de la vérité, de la tolérance religieuse et pour que l’Esprit de Dieu s’empare de toutes ses filles et de tous ses fils.
Coupons avec le péché et Sauvons-nous pécheurs…
Bon dimanche, je vous aime !

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