D’un dimanche à l’autre…06

L’homme et sa fortune.

La fortune de la rencontre de Jésus par « un homme qui accourt, et tombe à ses genoux », nous introduit dans la Bonne Nouvelle de celui qui nous laissait entendre dimanche dernier : « Que Personne ne sépare ce que Dieu a uni. » Quelles paroles de vie, d’amour pour révéler le Dieu Créateur, le Dieu Amour !
Nos rassemblements eucharistiques dominicaux ou quotidiens nous offrent à n’en point douter, des fortunes diverses … Y accourons-nous, y allons-nous avec enthousiasme, y arrivons-nous épuisés, essoufflés, désireux de « nous rassasier de l’amour de Dieu » ou plutôt pressés d’en finir au plus tôt pour passer à autre chose…

Le jeune Roi Salomon, semble être celui qui nous dit dans le livre de la Sagesse, « j’ai prié et le discernement m’a été donné, J’ai supplié, et l’esprit de la sagesse est venu à moi. » Salomon a préféré la Sagesse à la puissance royale, la richesse et même la lumière, la santé et la beauté. Salomon a préféré la fortune de la Sagesse. Au soir de sa vie, même s’il s’est fourvoyé dans l’abondance des dons de Dieu, il reste une porte ouverte vers le Christ, venu tout accomplir.

Frères et sœurs, le Christ mérite-t-il que nous fassions de lui, le choix de notre vie, notre raison d’être ?

L’homme qui ne veut pas renoncer à sa fortune ou l’homme qui ne peut pas renoncer à sa fortune, il peut tout de tout même faire la rencontre de Jésus. Et Jésus, encore aujourd’hui, admire celui ou celle qui s’emploie à vivre la catéchèse enseignée, les commandements appris, la participation à la messe en réponse à la convocation de Dieu, en somme, la religion qui fait faire… Comme pour mener à un accomplissement, Jésus relève qu’« une seule chose manque», source de vrai bonheur ou de béatitude épinglée par le pape François comme synonyme de sainteté : « L’évangile nous invite à reconnaître la vérité de notre cœur, pour savoir où nous plaçons la sécurité de notre vie. » Appel à la sainteté dans le monde actuel, Gaudete et exsultate, N° 67

Devant la parole de Dieu, ne nous mentons pas. « Pas une créature n’échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, soumis à son regard… » Ainsi, à l’invitation de Jésus, « suis-moi », faisons le bon choix, faisons le choix de Jésus dans une vraie liberté intérieure, heureux de vivre l’évangile avec tout ce que le Seigneur nous accorde en partage dans la santé ou la maladie, dans la,joie ou la peine, dans l’usage mesuré des biens à notre service.

Bon dimanche, je vous aime !

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