Au nom de Jésus…

Pandémie et liturgie…Les splendeurs de la lumière pascale convergent harmonieusement pour nous dire avec l’apôtre Pierre : « Sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » En effet, la Pâques de Jésus, c’est le tournant qu’il ne faut pas manquer dans le rapport avec Dieu. Voici pourquoi, rempli de l’Esprit Saint, Pierre peut avoir l’audace de dire à ceux et celles qui sont constitués pour un temps, régulateurs du pouvoir temporel ou spirituel : « Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle. » Autrement dit, depuis la mort et la résurrection de Jésus, s’impose une remise en cause ou une nécessaire conversion, pour faire place au Nom de Jésus.
Telle est la dynamique nouvelle que l’épître de Jean nous invite à apprécier : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. » Autrement dit, la pâques de Jésus, c’est l’amour; à la mesure sans mesure du Père pour nous, par son Fils; le Bon Pasteur, dans la grâce agissante et bienfaisante du Saint Esprit.
En ce quatrième dimanche de pâques, les traits du « Bon Pasteur » se dessinent dans son dévouement : « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » Jn 13,1. Ainsi, contrairement au berger mercenaire, le troupeau du bon pasteur tient sa vie et toute sollicitude de son guide : « Je donne ma vie pour mes brebis. » Ce dévouement jusqu’à la mort de Jésus est en parfaite communion avec l’amour de son Père pour chacun de nous : « Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » Jn 3, 17. Comment porter le nom de Jésus au monde qui l’ignore, qui le combat ou qui s’oppose à lui? Tant de vies sont en dehors de l’enclos de l’amour de Dieu. Tant de vies sont ballotées par des quêtes insatiables. Tant de vies sont submergées par les décibels des bergers mercenaires.
Ce dimanche, aussi appelé le dimanche du Bon pasteur, se veut une aubaine pour converger nos prières vers les légitimes attentes de l’Église :
Donne-nous, Seigneur, des prêtres.
Donne-nous, Seigneur, beaucoup de prêtres.
Donne-nous, Seigneur, beaucoup de saints prêtres.
Nos humbles prières s’élargissent pour un printemps de toutes les vocations qui concourent à rendre toute la gloire au Nom de Jésus.

Ab Patrice S.

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